vendredi, 06 octobre 2006

Réponse

J’ai de nouveau la rage…

Hier je chialais en lisant quelques mots,

Informé par un chat…

C’est drôle non ?

 

Sauf quand l’écrit est famillial,

Ah la famille !!!

Si aigre douce, si rarement douce…

Mais cette fois oui !

 

« Je t’aime mon beau tonton »

Ca réchauffe le cœur !

Et oui même la pierre se chauffe…

Mais vous connaissez, non ?

 

Et puis, aujourd’hui…

C’est le père qui m’écrit !

Par sms, point d’internet…

Goldorak est fâché, oui !

 

Le frère a lu , enfin…

Il n’y a vu que ce qu’il voulait y voir !!!

Comme souvent la famille agit ainsi…

« Tu fait de la peine au petit !!! »

 

Minable, minable attitude que de culpabiliser sur l’enfance…

Non, je ne fais de la peine à personne,

Oui, j’exprime, je ressens, et je vis…

J’ai le courage, et le besoin de l’écrire…

 

Pourquoi ? c’est une question de survie !!!

Désormais grand, avec les armes des grands,

Je joue dans la cour des grands…

Que ça plaise ou non...

 

Petite mise au point sur l’écriture,

Lire, c’est comprendre…

Comprendre, c’est prendre le temps de la réflexion,

Y es-tu prêt ???

 

Oui, non ??? non !!! alors…

Dégage !!! Gentiment bien sur, toujours, car,

Tu pourrais te briser les ailes,

Et tes ailes ne sont plus celles d un enfant !!!

 

 Aux familles et leurs sentiments…

jeudi, 10 novembre 2005

J'ai tué mon Goldorak...

C'est drôle la vie...

Hier je l'ai enfin revu, après, deux ans sans véritables nouvelles, il est là au comptoir, il boit un café...

Et oui je n'ai pas voulu qu'il monte, il est accompagné d'un ami. Certains diront que c'est pathétique, j'en conviens.

Mais il me faut vous expliquer quelque chose... Le breuvage alcoolisé !!!

Il détruit au-delà de vos plus terribles effrois, croyez-moi.

Ce qui apparaît festif et rigolo pour la plupart des gens, a vite fait de diaboliser certains...

 

Je dois avoir quatre ou cinq ans, il est bô !!! Il est fort !!! Je suis son trésor !!!

Comme souvent nous n'allons pas à l'école, pour lui c'est la buissonnière,

Tandis que pour moi c'est l'aventure... et puis il y a Catherine, son amoureuse.

Il est fou d'elle, faut dire : elle est belle...

Je me surprends à sourire en vous parlant de cette période sombre de l'enfance,

de mon enfance.

 

Quatorze ans, vous imaginez ? c'est pour moi un Goliath, un homme déjà...

Le muscle, le sourire, la beauté... faut dire : la masculinité est bien placée !

Il ressemble à Delon, si, si, étonnant je sais, pour un franco-marocain...

Même si pour ma sœur c'est le café au lait de la famille. Pas sympa la frangine !

 

Elle nous a courus après l'autre jour, avec le balai à la main...

On s'est fait chopper sous l'escalier à la cave, la planque n'était pas terrible,

du coup j'ai dû aller à la maternelle et lui au collège.

Putain d'frangine, la joconde on l'appelle, elle nous a niqué notre aprèm' !!!

Si elle savait ? La pauvre ! Un des derniers...

 

Je suis plus grand désormais, nous ne sommes plus que trois à la maison.

Faut dire : on était six avant, t'imagines ?!

J'entends Vincenzo qui dit à mon Goldorak "Evite de venir trop souvent il n’est pas bien après"

Cette fois-ci c'est le père que je veux tuer...

 

J'ai trente ans de plus, je viens de lui laisser la scie, sa scie, il en a besoin pour un chantier,

On a échangé trois banalités...

"T'as ton permis ?" (dans ma tête, bha oui depuis deux ans j'ai eu le temps...)

"Je n’bois plus tu sais, j’ai arrêté la tise ! ! !" (bha oui comme chaque fois, il me vénère !!!)

Finalement j’esquive,

"bon allez, quatre bises, à bientôt"

 

Je suis triste à peine deux secondes, sur le chemin, dans mon allée je me dis soudain...

"Il faut que je leur raconte..."

Même si ce n'est que spirituel, et bien j'l'ai tué, il est mort.

Faut dire : mon Godlorak ce n’est pas n'importe qui !!!

c'est mon frère...

 

 

à Max

lundi, 17 octobre 2005

Rolande...

Il est tard ce fameux soir, un monde fou dans notre petit appartement,

Je suis blotti sur le canapé, il y a les voisins, les amis, tous unis…

L’atmosphère est pesante, mais où est mon père, l’amoureux de ma mère…

 

Soudain, je m’souviens, la veille, j’ai eu le droit,

Le droit de rester éveiller, de rester à la regarder,

Cruel il me semble, cruelle cette scène,

Une femme court, c’est un hôpital, elle saigne…

 

Pourquoi ai-je eu le droit de la regarder cette télé,

C’est étrange, ai-je rêvé… ou l’ai-je vraiment regardé ?

L’atmosphère est pesante, mais où est mon père, l’amoureux de ma mère…

 

Et puis encore cette histoire dans ma tête,

Elle court la malheureuse, elle saigne, toujours…

Je déteste cet hélico au-dessus d’elle,

Va-t’en, tu l’effraies, va-t’en… tu es méchant.

 

On ressent parfois de drôles de choses à l’âge de cinq ans,

J’ai peur, et si la dame, vous savez celle qui saigne,

J’ai peur, et si la dame, vous savez celle qui court,

Et si la dame…

 

L’atmosphère est pesante, mais où est mon père, l’amoureux de ma mère…

Et si la dame…

La porte s’ouvre effervescence dans tous les sens ! ! !

Tiens mon Père, l’amoureux de ma mère…

Et si la dame…

 

" Papa ! ! ! ", "  Mon fils je t’aime, oh ! oui je t’aime "

Il est fort mon père, l’amoureux d’ma mère…

Il me serre fort, très fort, trop fort mon père…

 

L’atmosphère est pesante, mais où est ma mère, l’amoureuse de mon père ? ? ?

 

Je n’ai pas eu la chance ni la joie de te le dire consciemment, la vie en a décidé autre ment, alors permets-moi à presque trente quatre ans, à toi la dame, de te le dire aujourd’hui, je t’aime maman…