dimanche, 16 avril 2006

Promenade bucolique...

Tout d’abord toutes mes excuses pour ce nouveau silence radio… j’ essayerai de ne plus vous laisser sans nouvelles mais le temps manque parfois ! Alors…
 
 
Eteban nous emmène en plein cœur d’une certaine vie nocturne… alors, esprit ouvert régale toi, amuse toi de cette aventure, quand à toi le conformiste tente d’y voir ici un éclairage sur tes pulsions et ne juge pas, apprend…


19h30 soir d’avril, le bois, les putes qui déambulent, les flics qui rodent, le temps est gris, il fait froid.
Le proverbe dit : « en avril ne te découvre pas d’un fil »…
Que né ni… dans les fourrés, c’est la main  pleine qu’ils s’exhibent…
Chapeau bas messieurs car, exhiber de grandes prétentions dans de telles conditions climatiques,
Pas facile…
 
Vous savez ce qui rend cet endroit étrangement excitant,
C’est un subtil mélange de peur et d’angoisse…
A mi-chemin entre les jeux de l’enfance comme se faire peur dans le noir…
Et ceux de l’adolescence, comme les premiers touche pipi…
 
Toi le novice ne t’arrête pas aux premiers regards furtifs,
Entre chien et loup, tu serais déçu et n’y reviendrais jamais, quel dommage…
Vieux, moches, pervers tu croiseras, alors patiente… c’est tellement bon la quête,
Plus que le trésor en lui même, parfois, souvent…
 
20h30 la nuit tombe, les phares des bagnoles, quelques sirènes, soudain sous un lampadaire le bô se décide à descendre…
Dans les sous bois il rode, vais-je me prendre un vent ?
Trop tard il discute avec un gars, l’homme semble enrobé assez gras même,
Il n’est pas abonné à fashionTV, c’est certain…
 
Je les dépasse et j’écoute…
« je travaille, j’te fait un prix si tu veux ? »
Merde une pute… ça va pas la tête, j suis vraiment trop con.
Je détalle sans demander mon reste et je laisse les compères à leurs tractations…
 
Je m’offre le temps d’une petite cigarette pour me remettre,
Car cette mésaventure m’a malgré tout mis en transe…
En fait il faut l’avouer je suis chaud comme la braise.
Je me promène  dans les bosquets, le bout rouge de ma cigarette visible à cent mettre.
 
Je sens bien que quelqu’un me suit, tactique ? Réussir a entrevoir son visage.
Je ne suis pas fan des darkroom alors en cas d‘absence de lune,
Au bois, il faut user d’intelligence…
 
J’accélère le pas et décide d’attendre mon rodeur « au coin du bois ».
Caler sur un arbre, le rayon lumineux dans l’axe, je patiente…
La silhouette de l’homme se découpe petit à petit dans la lumière,
C’est étrange mais je crois reconnaître l’aspect de cet individu…
 
C’est lui, le gigolo !!! à l’intérieur je ris jaune…
Ha non merde, ça va, j’ai le temps de raquer pour du sex…
Je n’suis peut être pas « matt pokora » mais ça va encore…
Il passe devant moi et me lance un de ces regards que l’on connaît tous !!!
 
Il vient de disparaître sur le sentier,
Autant vous dire que je suis prêt à exploser,
Entre les ouf larvés au possible qui se traînent le cul à l’air,
Les vieux qui s’habillent comme dans l' «  9-3 » pour faire illusion,
J’ai fait mon choix…
 
Mais quand même, il attend du gent-ar… comme ils disent.
Je viens de passer deux gars qui se touchent, pas trop dégueux d’ailleurs ces deux là, pour une fois…
Cela finit de m’achever, il faut qu’ je vide mon « yop » !!!
Soudain un gars me frôle et me dépasse, il vient de me toucher la cuisse…
 
« Salut ! moi c’est Icham, pour toi c’est gratuit si tu veux... »
 
Le reste nous appartient, cela fait quatre ans désormais,
Je n’ai jamais oublié, surtout la bagatelle…
On se croise parfois, juste un sourire complice,
Pour la petite histoire il n’arpente plus le trottoir,
…uniquement les contre allées.
 
 
Esteban par EgidioB
 

 

jeudi, 10 novembre 2005

Esteban et ses aventures...

Il arrive et il va tout déchirer, promis... mais il aura peut-être besoin de vous !!!

C'est pour bientôt, alors à vos écrans... et vos claviers !

Pourquoi vos claviers ... vous verrez !!!

A+ EgidioB